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Publié par Daniel Conversano

La France a chaud !
 
Non contente d’être une damnation biblique, la canicule est aussi un grand moment d’abjection. Les imbéciles (ils sont légion, faut-il le rappeler !) se réjouissent qu’il fasse chaud – et même très chaud : c’est l’hawaïsation du préjugé climatique, la tropicalisation de l’individu post-historique, le devenir saharien de l’espèce humaine, laquelle semble, plus que jamais, mettre en œuvre son anéantissement, tout en ayant l’air de le subir. C’est que, comme le nombre, la chaleur dégrade, alors que le froid élève l’esprit, ennoblit le corps. Si l’Europe l’a emporté d’un point de vue civilisationnel, c’est pour avoir repoussé au sud et au nord ce qui heurtait le goût et la raison. La terre n’est habitable qu’à la condition de se tenir à l’écart du Sahara et de la Taïga, des Tropiques et des pôles… D’où, pendant plusieurs siècles, l’exemplarité de la civilisation française.


La France n’est plus aujourd’hui qu’une impasse politico-ethnique : indigènes et envahisseurs s’y rejoignent dans une insigne vulgarité – celle qui consiste à se mettre à l’aise : autrement dit à être un sous-américain. De Montpellier, un ami m’écrit que la chaleur lui fait entrevoir la fin de l’espèce ; il n’a pas tort. Un deuxième me signale que les lycées musulmans ont le plus grand mal à concilier le ramadan, la canicule et les épreuves du bac. Cela nous concerne-t-il, nous autres catholiques ? L’appartenance à une religion ne suppose-t-elle pas de discrets sacrifices, une souffrance silencieuse qui élève l’âme ? Une autre amie m’écrit, de Juan-les-Pins, que la côte d’Azur (que les bobos ne peuvent plus nommer que « French Riviera », de la même façon qu’ils disent « le Channel » ou « les States », se reniant eux-mêmes linguistiquement) est pleine de pouffes, de putes et de tantes : ce n’est pas tout à fait là mon langage, mais je la crois d’autant plus volontiers qu’on peut en juger par les Champs-Elysées, cette « Riviera » parisienne où l’on barbote dans le néant, en attendant la pollution de Paris-Plage, sont l’endroit le plus vulgaire du monde, que l’État islamique peine d’ailleurs, ces temps-ci, à animer par de beaux feux d’artifice.


Quoi de plus répugnant, en effet, que ce laisser-aller général : bermudas, tricots de peau, tops, shorts, tongs, sandales, qui laissent voir, parfois fleurer, une chair très souvent grasse, tatouée, poilue, boutonneuse, moche : de la viande ; et un avachissement qu’on n’avait vu à aucun moment de l’Histoire… Oui, la chaleur est une damnation. Moi qui n’ai jamais été aussi heureux que par moins 27 degrés, dans l’hiver estonien, je souffre de la voir révéler aussi puissamment le plus ignoble de l’homme...

 

LA SUITE SUR LE BLOG DE RICHARD MILLET
 

 

 

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