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Publié par Daniel Conversano

La vidéo de Ryssen contre Boris Le Lay.

Auteur : Joffrey Marrot.

 

– Hervé Ryssen a fait une vidéo critique et méprisante nommée “Boris Le Lay n’a rien à craindre”.

– Je soutiens la ligne politique de Boris le Lay, qui est préférable à celle de Hervé Ryssen.

 

1. Résumé des critiques de Ryssen faites à Le Lay

 

Le Lay est un menteur : il n’a rien à craindre de la Justice française

– Selon Ryssen, Boris Le Lay se serait volontairement laissé condamner à une peine cumulée de 6 ans de prison. Il aurait pu y échapper en exploitant le système judiciaire, à savoir en faisant opposition aux décisions de justice.

Ryssen donne deux raisons à la passivité judiciaire de Le Lay :

– Il cherche à avoir une aura d’opposant politique nationaliste, et de martyr judiciaire.

– Il aime vivre expatrié au Japon, mais cherche à faire passer son séjour pour un exil face à une persécution de l'état français.

 

Le Lay est un lâche : il a peur de désigner et de critiquer le pouvoir juif

– Ryssen dit que Le Lay concentre son discours sur l’immigration et l’Islam, plutôt que sur l’élite juive. Or, il faudrait critiquer la cause (le pouvoir sioniste) et non la conséquence (l’immigration et l’Islam). 

Ryssen impute deux raisons à ce désintérêt de Le Lay quant au pouvoir sioniste :

– Il est lâche, il a peur de la répression politique du lobby juif (Licra, Ligue des droits de l’Homme, état etc…).

– Il met son discours au niveau médiocre des gens moyens, incapables de percevoir la question juive, mais qui subissent au quotidien la nuisance allogène.

 

2. Mon avis sur ces critiques

 

Le Lay est un menteur : il n’a rien à craindre de la Justice française

– Ryssen a peut-être raison sur le fait que Le Lay mente par omission sur la répression judiciaire réelle qui l’attend s’il rentre en France. Si effectivement les arguments judiciaires de Ryssen sont techniquement bons, et que Le Lay ne craint rien s’il rentre en France, il serait honorable que Le Lay le dise, plutôt que de laisser croire le contraire aux gens.

D’autant plus que Boris Le Lay n’a absolument pas besoin de cette aura de martyr judiciaire pour être respecté : c’est un infatigable militant nationaliste, qui travaille depuis des années pour la cause. Ce travail de réinformation et de propagande, et son succès d’audience, suffisent en tant que tels à inspirer le respect.

– Il est aussi possible que Le Lay adopte cette position de tête brûlée judiciaire, afin d’adresser un message politique : se rendre aux procès, ou contester les décisions de justice, est une humiliation et une forme de reconnaissance tacite de la légitimité de cette institution corrompue. Il est bon qu’un opposant politique incarne cette radicalité subversive.

Suivant cette logique, la stratégie de Le Lay est compréhensible. Il vaut mieux qu’il demeure au Japon, s’il s’y sent bien.

 

Le Lay est un lâche : il a peur de désigner et de critiquer le pouvoir sioniste”

– Cette critique est grotesque et injuste. Elle est aussi psycho-pathologique, mesquine et égotique, de la part de Ryssen.

– Une accusation grotesque et injuste : Le Lay parle régulièrement du lobby juif dans ses articles. Il ne l’ignore pas du tout. Il n’y a aucune lâcheté de sa part sur ce sujet. Il en parle aussi dans son émission Démocratie Participative.

Le lobby sioniste a été et demeure une force hostile qui entretient la culpabilisation shoananatique et réprime la liberté d’expression raciale. Pour autant, il n’est pas malvenu de parler d’autres phénomènes que de la question juive matin, midi et soir.

Le Lay tient un discours qui va au-delà du judaïsme : il parle par exemple de la psycho-pathologie gauchiste, de l’infiltration des islamistes dans certains Corps d’Etat, ou de la question raciale (sujet crucial, bien plus fondamental et important que tous les autres).

– Une accusation psycho-pathologique : Il est hautement psycho-pathologique de reprocher à Boris Le Lay de soi-disant ignorer la question juive.

On peut reprocher cela à un bourgeois en cravate comme Jean-Yves Le Gallou, qui serait prêt à toutes les contorsions pour accuser le lobby bouddiste plutôt que le lobby sioniste d’avoir une influence dans les médias.

Mais on ne peut évidemment pas reprocher à Le Lay d’ignorer cette question. C’est bien le dernier auquel on peut songer à adresser des reproches sur ce sujet.

C’est aussi idiot que de le reprocher à Daniel Conversano, qui donne régulièrement la parole à des judéo-critiques dans ses Vive l’Europe (Yvan Benedetti, Jérôme Bourbon, Saint-Claude… et Ryssen, s’il avait accepté de venir !).

– Cette critique de type “tu ne parles jamais des juifs car au fond tu as peur” est valide pour de nombreuses autres personnes de la mouvance patriote. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle certains ignorent la question juive. Il peut s’agir d’un choix respectable, fait pour toucher plus de gens. Il vaut mieux une gentille page Facebook patriote à un million de likes, qu’une page très bien informée sur la question, mais à mille likes.

On rappelle que le but du militantisme internet est de toucher en douceur un maximum de gens, et non de finir au fin fond d’un bar, buvant son huitième verre en maudissant les juifs.

 

– La critique du judaïsme est hautement radioactive : elle fait peur aux gens. Or, l’esprit d’un jeune homme débutant dans la réflexion politique ne peut pas immédiatement devenir nationaliste et identitaire : il doit passer par des sas. Il commence par écouter des discours de “Marine”, il découvre Boulevard Voltaire, puis finit sa métamorphose en bête immonde, en écoutant Daniel Conversano, Boris le Lay ou en lisant le site Blanche Europe. Et il peut même rebondir encore vers un Hervé Ryssen.

Il faut respecter ces sites moins radicaux, et comprendre que leur existence est utile et nécessaire.

 

– Une accusation mesquine et égotique : Il me semble évident que le fond de cette vidéo n’est pas vraiment une critique. Cette vidéo exprime l’intention hostile de Ryssen envers Le Lay. Cette intention hostile se voit sur le visage de Ryssen lui-même, qui exprime l’amertume.

Dans cette vidéo, ce n’est pas tant de Boris Le Lay que de lui-même dont parle Hervé Ryssen. Je crois qu’il envie le succès d’influence de Boris Le Lay. Il est amère et mécontent du fait que Le Lay se soit émancipé de sa ligne purement judéocentrique d’autrefois (celle de son site Le Projet Juif).

– Pour Ryssen, convertir les gens à son antijudaïsme extrême est le combat de sa vie. Il faut l’avoir fréquenté pour savoir qu’il ne parle que des juifs.

Je pense que Ryssen est amère envers Le Lay, parce qu’il ne comprend pas que Le Lay ne soit plus sur cette pure ligne judéocentrique. Il ne comprend pas qu’on puisse ne pas penser comme lui. Il aurait aimé par son travail d’écriture pouvoir convertir tout l’écosystème nationaliste à sa façon de penser.

– Or, aujourd’hui, il n’y a qu’un seul courant de pensée majeure à « droite » qui corresponde exactement à la vision du monde de Ryssen : c’est celle d’Alain Soral, bien sûr.

Alain Soral, cet ex-homme de génie, cet ex-maître à penser, devenu hélas paranoïaque, malhonnête, et inapte à remettre en cause sa ligne politique quand il l’aurait fallu. 

Ryssen est sûrement content qu’Egalité et Réconciliation soit une caisse de résonance de son influence, mais il aurait été davantage satisfait si plus de nationalistes l’avaient été, en particulier Boris Le Lay.

 

3. En conclusion : la ligne Ryssen, Soral, Ploncard D’Assac

 

– En conclusion, cette vidéo a peut-être raison de questionner Le Lay sur la question judiciaire (même si Ryssen aurait pu donner ses conseils en privé. Ici, il y a une volonté manifeste de clasher publiquement). La seconde partie de sa vidéo révèle un point important à retenir : Ryssen a une personnalité égotique, et après examen, sa critique politique de Le Lay n’est qu’un prétexte à l’expression de son ressentiment. 

– Le second point à relever, dont j’ai pris conscience en écrivant cet article, c’est que de nos jours, l’antijudaïsme extrême d’un Ryssen revient à la façon de penser et de travailler d’un Soral ou d’un Ploncard D’Assac : c’est à dire qu'elle confine au monologue, à l’isolement, et à la folie.

En effet, Soral, Ryssen et Ploncard D’Assac sont tous les trois remarquablement similaires dans leur attitude : jamais, je ne les ai vu dialoguer et débattre, jamais je ne les ai vu aller vers les autres, comme le fait Daniel Conversano dans ses Vive l’Europe. Daniel a d'ailleurs invité plusieurs fois Hervé Ryssen dans son émission, en l’autorisant à y dire tout le mal qu’il pensait des (((sionistes))), et cela sans coupure. Propositions rejetées par Ryssen…

Jamais non plus, je n’ai vu ces trois personnalités admettre leurs erreurs lorsqu’ils en faisaient (surtout Soral). Pour ces personnalités de nature semblable, il s’agit toujours de convertir les autres à leur façon de penser, qu’ils croient être auto-suffisantes pour expliquer le monde entier, et sans défaut.

Le champion à ce jeu étant Ploncard D’Assac.

L’homme qui se prenait pour un phœnix, alors qu’il n’était qu’un faisant.

 

 

La vidéo de Ryssen contre Le Lay : une vidéo critique et méprisante
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Commenter cet article

georges 13/07/2017 15:35

C'est étonnant que tu laisses passer le : Boris le lay aurait dit que l'islam est une chance pour la France...Comme c'est bizarre